Posted: décembre 18, 2024
Le programme de sel de voirie 2024-2025 de Garde-rivière des Outaouais
Alors que la neige tombe sur Ottawa et Gatineau, nous nous préparons pour une autre saison de surveillance des sels de voirie. Découvrez notre dernière évolution du programme, les changements apportés à notre méthodologie et ce que nous avons observé jusqu'à présent!
Avez-vous vu la neige dans la région d’Ottawa-Gatineau? C’est probablement une question ridicule, car il a été difficile de la manquer au cours des dernières semaines. Cependant, en plus de la neige, avez-vous remarqué quelque chose d’autre qui commence à apparaître sur les routes, les trottoirs, les stationnements et, en général, partout? Malheureusement pour nos cours d’eau locaux, la neige s’accompagne de tonnes et de tonnes de sel de voirie. Si le sel de voirie peut aider à maîtriser les conditions hivernales dangereuses, une trop grande quantité de sel nuit considérablement à nos écosystèmes urbains d’eau douce.
Grâce à des scientifiques communautaires bénévoles incroyables et dévoués, Garde-rivière des Outaouais surveille depuis cinq ans l’impact du sel de voirie dans les cours d’eau locaux et les ruisseaux de la région d’Ottawa-Gatineau. Cette année, nous continuons à recueillir des données, en utilisant une nouvelle méthodologie pour améliorer le programme.
Coup d’envoi de la saison de surveillance 2024-2025
Afin que tout soit prêt pour la saison hivernale, nous avons organisé deux séances de formation en personne vers la fin du mois de novembre. Plus de 20 bénévoles passionnés, y compris des vétérans du programme et des nouveaux venus enthousiastes, ont reçu une formation sur la collecte de données. Les sessions ont donné lieu à des discussions approfondies et ont permis d’associer des bénévoles expérimentés à des nouveaux venus pendant la formation pratique, créant ainsi un environnement propice à l’échange d’expériences et de connaissances.
Ces sessions de formation ont été un grand succès, contribuant à renforcer notre équipe et à améliorer la qualité des données collectées. Le moment était également parfait, juste avant que la région ne reçoive la première grande chute de neige de l’année.

Au cours des prochains mois, l’équipe scientifique de Garde-rivière des Outaouais travaillera en étroite collaboration avec les surveillants des sels de voirie afin de répondre aux questions et de s’assurer que l’échantillonnage est effectué correctement.
Changer de méthodologie pour obtenir de meilleures données

Depuis le début du programme de surveillance du sel de voirie, nous avons modifié nos procédures afin de nous assurer que nous saisissons une variété de données importantes. L’hiver dernier, nous avons testé de nouvelles bandelettes d’analyse des chlorures, qui fonctionnent de manière similaire aux bandelettes d’analyse du pH que de nombreuses personnes utilisent pour les piscines.
Ces bandelettes sont non seulement rentables et faciles à utiliser, mais elles alignent également notre programme sur d’autres initiatives de surveillance à travers le pays et au niveau international. En adoptant ces bandelettes, nous pouvons directement comparer nos résultats avec ceux d’autres groupes, ce qui nous permet d’élargir le contexte des tendances que nous observons.

Le projet pilote ayant été couronné de succès, nous utiliserons exclusivement les bandelettes de test de chlorure cette saison. En outre, nous modifierons notre calendrier de tests afin de rendre nos données encore plus fiables. Jusqu’à présent, nos nouvelles méthodes fonctionnent bien! Depuis la fin du mois de novembre, les bénévoles ont déjà recueilli plus de 50 mesures de chlorure. Les résultats préliminaires montrent que près de 70 % de nos sites d’échantillonnage présentent des concentrations de chlorure supérieures au seuil de toxicité chronique (120 mg/L), alors que l’hiver vient tout juste de commencer. Le ruisseau Nepean, en particulier, a enregistré une concentration étonnante de 1016 mg/L de chlorure, soit plus de 10 fois les niveaux normaux pour les rivières, qui restent généralement inférieurs à 100 mg/L.
Pour mettre les choses en perspective, une eau dont la teneur en chlorure se situe entre 500 et 5 000 mg/L est considérée comme saumâtre, une condition que l’on trouve généralement dans les estuaires. Bien que nos mesures soient bien inférieures aux 20 000 mg/L de l’eau de mer, les niveaux que nous observons soulèvent encore des inquiétudes importantes quant à la santé de nos cours d’eau urbains.

Réflexion sur cinq années de surveillance
Nous n’en serions pas là sans l’aide des scientifiques communautaires qui ont généreusement donné de leur temps pour soutenir cette surveillance. Sans ces personnes extraordinaires prêtes à braver le climat hivernal, nous n’aurions jamais compilé cinq années de données sur les dommages causés par le sel de voirie à nos écosystèmes d’eau douce en milieu urbain. Pour marquer cette étape impressionnante, nous préparons un rapport rassemblant toutes les données que nous avons recueillies depuis le lancement du projet en 2019. Vous en saurez plus au début de l’année 2025!
Comment pouvez-vous nous aider?
Il existe de nombreuses façons de réduire votre utilisation de sel de voirie, et nous partageons des conseils et des astuces pour y parvenir depuis de nombreuses années. Consultez notre blog de l’année dernière détaillant 5 astuces pour réduire votre utilisation de sel de voirie.
Vous voulez plus d’inspiration? L’année dernière, l’un de nos bénévoles du sel de voirie a fait bouger les choses en contactant son conseiller municipal au sujet de la surconsommation de sel dans son lieu de surveillance, ce qui a conduit à un changement! Lisez cette histoire ici.
Nous aurons d’autres informations à partager bientôt, alors que nous préparons notre Semaine de réduction du sel de voirie annuelle en 2025, alors restez à l’écoute de notre blog, abonnez-vous à notre infolettre et suivez-nous sur les médias sociaux pour savoir quand nous lançons l’opération et comment vous pouvez y participer!
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