À propos de Garde-rivière
des Outaouais

Qu’est-ce qu’un
bassin versant?

À quoi ressemble un
bassin versant en santé?

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    Garde-rivière des Outaouais est un organisme de bienfaisance qui joue un rôle de défenseur et de porte-parole du bassin versant de la rivière des Outaouais, fournissant leadership et inspiration pour protéger, promouvoir et améliorer sa santé écologique et son avenir.

    Guidés par une approche scientifique, nous fournissons des informations claires dans le but d’engager le public et de responsabiliser les citoyens et les décideurs, et d’inspirer des actions coopératives permettant de garantir une eau propre, saine et accessible pour toutes les personnes et espèces.

    Pour en savoir plus, visitez garderivieredesoutaouais.ca!

    Qu’est-ce qu’un
    bassin versant?

    Un bassin versant, aussi appelé bassin hydrographique ou bassin de drainage, c’est l’ensemble des terres et des cours d’eau qui se drainent en un seul endroit. Pour illustrer ce concept, imaginez une baignoire. Si vous versez de l’eau à n’importe quel endroit de la baignoire, elle finira par s’écouler vers la bonde au fond de la baignoire. Dans un bassin versant, si de l’eau tombe sur le sol (sous forme de pluie par exemple), elle finira par s’écouler dans une certaine étendue d’eau (soit directement, soit par l’entremise de petits affluents). Cette zone fait donc partie du bassin versant de cette étendue d’eau.

    Chaque étendue d’eau a un bassin versant, qui peut à son tour faire partie d’un autre bassin versant. Par exemple, la région qui se draine dans la rivière Gatineau forme le bassin versant de la rivière Gatineau. Cependant, comme la rivière Gatineau se déverse dans la rivière des Outaouais, toutes ces terres font également partie du bassin versant de la rivière des Outaouais. Le bassin versant de la rivière Gatineau est donc considéré comme un sous-bassin versant du bassin versant de la rivière des Outaouais. Ce dernier contient plusieurs grands sous-bassins versants et est lui-même un sous-bassin du bassin versant du fleuve Saint-Laurent.

    Un bassin versant peut contenir de nombreux types de couvertures terrestres, y compris des forêts, des milieux humides, des étendues d’eau, des villes et d’autres zones aménagées, et des terres agricoles. Les types de couvertures terrestres que l’on retrouve dans un bassin versant ont un effet sur les rivières en changeant la rapidité à laquelle l’eau de pluie se déplace sur le sol. De plus, s’il y a des polluants, des nutriments ou des sédiments, ceux-ci peuvent être emportés vers les cours d’eau et nuire à la qualité de l’eau des rivières. Tout est relié dans un bassin versant: ce qui se passe dans une partie du bassin versant peut avoir de lourdes conséquences ailleurs.

    À quoi ressemble un
    bassin versant en santé?

    Un bassin versant en santé est un endroit où les humains et la nature cohabitent en harmonie. Un endroit où les espèces indigènes prospèrent et où leur habitat reste intact, même à proximité des habitations humaines.

    De nombreux facteurs interdépendants ont une influence sur la santé écologique d’une rivière et de son bassin versant. Par exemple, pour chaque bassin versant, il y a des plages normales et saines de températures de l’eau, de débits, de concentrations de nutriments, ainsi que de populations d’espèces indigènes. Si les conditions s’éloignent de ces plages idéales, s’il y a de la pollution ou l’introduction d’espèces non indigènes, l’équilibre et la santé du bassin versant peuvent être perturbés. Cependant, dans un système aussi vaste et complexe que le bassin versant de la rivière des Outaouais, il y a tellement de variations naturelles, en fonction de la géographie, du temps et des saisons, qu’il est très difficile de déterminer si l’ensemble du bassin versant est en bonne santé ou non. S’il y a de la pollution dans une section de la rivière, mais que les zones en amont sont encore propres, est-ce qu’on peut dire que l’ensemble du bassin versant est en mauvaise santé? Est-ce que la présence d’une espèce envahissante dans une section change quelque chose pour l’ensemble du bassin versant? Malheureusement, il n’est pas simple de répondre à ces questions, mais si nous pouvons détecter et résoudre les problèmes rapidement dans un secteur, nous protégeons également les secteurs environnants. Nous pouvons alors améliorer la santé globale du bassin versant.

    C’est pourquoi Garde-rivière des Outaouais travaille sur un projet d’Étude et surveillance de la santé du bassin versant. Au moyen d’une collaboration avec des experts, des chercheurs universitaires, des communautés algonquines et des scientifiques-citoyens bénévoles, ce projet en cours vise à recueillir et à analyser des données, et à les rendre accessibles au public. La collecte de données est basée sur 14 indicateurs de la santé des écosystèmes aquatiques et se fait dans l’ensemble du bassin versant. En travaillant en collaboration avec une multitude de personnes et de groupes différents et en créant des outils éducatifs accessibles comme ce tableau de bord, nous espérons inspirer et responsabiliser les citoyens du bassin versant à en apprendre davantage sur la santé du bassin versant et à prendre des mesures pour protéger la magnifique rivière des Outaouais.

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    Le Portail de découverte de Garde-rivière des Outaouais est présenté par RBC.

    Garde-rivière des Outaouais tient à remercier RBC pour son généreux soutien qui a rendu le Portail de découverte possible.

    Des fonds supplémentaires pour le projet d’Étude et surveillance de la santé du bassin versant proviennent de :

    Visitez notre site web pour plus d’informations sur nos partenaires et nos financements.

    Les changements climatiques auront-ils un effet sur le bassin versant de la rivière des Outaouais?

    L’accélération des changements climatiques causés par les activités humaines continue de s’accentuer et les scientifiques tentent d’en suivre les effets partout dans le monde. Le bassin versant de la rivière des Outaouais n’est pas à l’abri des conséquences des changements climatiques, que l’on observe notamment sous forme d’événements météorologiques plus intenses et sporadiques et de variations saisonnières de moins en moins prévisibles. Les répercussions affecteront non seulement les humains qui vivent dans le bassin versant, mais aussi les autres espèces dont la survie dépend de certaines plages de températures et de certains cycles de gel-dégel.

    Gel/dégel

    Les dates de gel et de dégel correspondent à l’apparition et la disparition de la couverture de glace d’une étendue d’eau. Les changements dans les paramètres temporels de la couverture de glace peuvent nous fournir des renseignements sur la santé du bassin versant, particulièrement dans le contexte des changements climatiques, puisque les cycles de gel et de dégel sont étroitement liés aux changements de température de l’air et de l’eau. Un changement à la couche de glace hivernale peut avoir de multiples répercussions sur la santé d’un écosystème. Ainsi, les effets de la glace sur les caractéristiques physiques d’une étendue d’eau sont considérables et peuvent agir directement, comme sur la disponibilité des habitats, ou indirectement, comme sur la quantité de lumière à atteindre les espèces aquatiques sous-marines, en plus d’influencer le débit, la température de l’eau et le brassage des eaux.

    Le cycle de la couverture de glace sur les lacs et les rivières fait fonction de signal biologique important pour de nombreuses espèces. La formation de la glace permet à une étendue d’eau de conserver une partie de sa chaleur durant l’hiver, ce qui est essentiel aux espèces qui hivernent. Le gel est aussi connu pour déclencher l’hibernation, et les comportements apparentés, chez les poissons et les amphibiens. De manière similaire, la fonte de la glace au printemps signale le commencement de la saison du frai et de la recherche intensive de nourriture. Ainsi, des changements dans le cycle de la couverture de glace peuvent perturber la croissance et menacer la survie des espèces et des populations.

    L’apport de sédiments et de nutriments dans la rivière est également influencé par le cycle de gel et de dégel. En hiver, lorsque la température chute, la glace se forme en piégeant des sédiments et des matières organiques provenant de la berge et du lit de la rivière. Plus tard, lorsque la température remonte et que la glace se met à fondre, ces matières, combinées au ruissellement provenant de la fonte des neiges et de la pluie, commencent à affluer dans le réseau hydrographique durant ce qu’on appelle la crue printanière. Le ruissellement terrestre et le débit accru occasionnent une augmentation de la capacité de l’eau à transporter des sédiments et à les déposer à différents endroits de la rivière. En de telles circonstances, des nutriments comme le carbone et le phosphore sont aussi transportés, ce qui stimule la croissance des phytoplanctons et d’autres microbes qui sont à la base de la chaîne alimentaire et qui revêtent une grande importance pour la productivité globale de l’écosystème.

    Température de l’eau

    La température de l’eau fluctue à de nombreuses échelles différentes. Elle fait l’objet de variations diurnes (entre le jour et la nuit), saisonnières et annuelles, lesquelles se remarquent par des températures maximales qui diffèrent d’une année à l’autre. Bien que ces changements puissent provenir de nombreux facteurs différents, tels que l’envergure du réseau hydrographique, l’apport des eaux souterraines et l’ombrage, l’influence de la température de l’air ambiant est immense. La variation de la température de l’air est l’une des causes principales du refroidissement de l’eau durant la nuit et en hiver.

    Le climat dans le bassin versant se réchauffe. Ce réchauffement fera augmenter les températures maximales dans le cours principal de la rivière des Outaouais et ses affluents, ainsi que dans les lacs. Ces changements auront un effet sur de nombreux aspects des habitats dont les espèces aquatiques dépendent. Le réchauffement de l’eau peut engendrer une diminution de l’oxygène dissous disponible, une baisse du pH, une augmentation de la conductivité et bien plus. Les poissons et les invertébrés tolèrent une certaine variation de ces paramètres, et dès qu’on en sort, il s’ensuit un stress chez ces animaux.

    Inondation et faible niveau de l’eau

    Le volume d’eau qui s’écoule dans un cours d’eau varie naturellement au cours de l’année. Dans le bassin versant de la rivière des Outaouais, les rivières connaissent un fort débit au printemps, à cause de la neige qui s’accumule en hiver et des pluies abondantes qui surviennent habituellement en avril et en mai. Étant donné la superficie du bassin versant, le débit varie grandement d’un endroit à l’autre.

    Les affluents subissent des événements dans leur sous-bassin versant qui engendrent des crues printanières moins longues que celles de la rivière des Outaouais. Les niveaux de l’eau élevés dans la rivière des Outaouais peuvent persister beaucoup plus longtemps, puisque chaque affluent contribue à gonfler le cours principal, l’un à la suite de l’autre, à mesure que la température se réchauffe graduellement vers le nord du bassin versant pendant plusieurs jours ou semaines. Une deuxième période de hausse du niveau a lieu à l’automne, alors que les pluies saisonnières saturent le sol et que l’absorption par les plantes est moindre. Cette montée des eaux, quoique perceptible, n’est pas aussi importante que la crue printanière. Comme pour les hausses, le niveau de l’eau baisse de manière saisonnière à la fin de l’été, et le niveau minimal s’observe habituellement entre la fin août et le début septembre.

    Comprendre les paramètres temporels des hausses et des baisses du niveau de l’eau est une manière de suivre les changements dans le bassin versant. Il est non seulement important d’étudier les inondations pour comprendre les répercussions des changements climatiques dans le bassin versant, mais aussi les paramètres temporels des extrêmes saisonniers. Par exemple, bien que beaucoup de gens se souviennent des inondations historiques qui ont eu lieu dans une grande portion de la rivière des Outaouais de manière prolongée en 2019, il y a aussi eu une baisse quasi record du niveau de l’eau cet été-là. Cette variation entre les extrêmes doit être enregistrée et comprise pour prendre la pleine mesure des répercussions des changements climatiques.