La prise de relève par les tortues à la Maison riveraine

Cet été, Garde-rivière des Outaouais s’est associé au Projet des tortues de l’Île Pétrie afin d’incuber 400 œufs de tortue dans notre laboratoire scientifique à la Maison riveraine. Nous partageons l’histoire entière de ces œufs, de la collecte jusqu’à la libération!

Les huit espèces de tortues du bassin versant de la rivière des Outaouais sont en péril et ont besoin d’être protégées. Les espèces de tortues que l’on trouve couramment à l’île Petrie – tortues serpentines, tortues peintes et tortues géographiques – sont toutes considérées comme des espèces préoccupantes au Canada. Pour protéger ces populations, le biologiste Malcolm Fenech et le projet des tortues de l’Île Pétrie ont recueilli des œufs de tortue à l’île Périe tout au long du mois de juin. Sans intervention, jusqu’à 95 % des œufs de tortues de l’île Pétrie seraient mangés par des prédateurs comme des ratons laveurs et des mouffettes.

Collecte et incubation

Les nids de tortues peuvent être difficiles à trouver, mais Malcolm et des bénévoles de la communauté de l’Île Pétrie peuvent parfois repérer une tortue pendant qu’elle pond ses œufs. Après que la mère quitte, Malcolm collecte les œufs du nid. Mark Bernards de Garde-rivière des Outaouais était avec Malcolm pendant une de ces journées chanceuses et a pris des photos spectaculaires d’une tortue en train de pondre une couvée. La communauté de l’Île Pétrie a aussi aidé, en communiquant avec des responsables du Projet des tortures de l’Île Pétrie dans les médias sociaux quand ils ont trouvé un nid et ont dirigé l’équipe vers l’endroit.

Malcolm et les bénévoles ont ramassé des œufs fraîchement pondus de leurs nids sableux et les ont étiquetés avec soin. De là, ils ont amené plus de 400 œufs au laboratoire scientifique de la Maison riveraine et les ont transférés dans des contenants de tupperware remplis de vermiculite humide pour les empêcher de se sécher. Dernièrement, les œufs ont incubé à une température diurne chaude de 28 degrés Celsius et une température nocturne de 26 degrés Celsius. En plus de les garder confortables, la température de l’incubateur détermine le sexe des tortues lorsque les œufs éclosent. À cette température, 60 % des pontes écloses seront femelles et 40 % seront mâles.

Éclos et remise en liberté

Les œufs sont restés dans l’incubateur pendant deux mois. Puis, le 4 août, le premier œuf a éclos, et une tortue géographique bébé a rejoint l’équipe à la Maison riveraine. La tortue fraîchement éclose a été transférée dans un aquarium et remise en liberté à l’Île Pétrie quelques jours plus tard.

Les bébés tortus ont été incroyablement populaires auprès des visiteurs du Labo éducatif, des amateurs de tortues qui ont suivi le projet dans les médias sociaux et le personnel de Garde-rivière des Outaouais!

Treize journées de libération de tortues étaient prévues à l’Île Petrie, avec des places pour 30 bénévoles à chaque sortie – les 390 places étaient remplies le premier jour où les voyages ont été annoncés.

La première remise en liberté libération a eu lieu le 8 août, et 30 bénévoles se sont rassemblés pour regarder 10 tortues géographiques qui ont été retournées dans la rivière des Outaouais depuis les rives de l’Île Pétrie. Mark Bernards s’est joint à Malcolm et aux bénévoles pour l’une de ces sorties et a pris des photos et des vidéos étonnantes de tortues qui nageaient dans la rivière pour la première fois.

Possibilités d’éducation

Le 20 août, la Garde-rivière Laura Reinsborough a accueilli la Journée de la tortue à la Maison riveraine. Ensemble avec Malcolm Fenech, ils ont accueilli un nombre impressionnant de 290 visiteurs dans le Labo éducatif en trois heures!

Malcolm a partagé ses connaissances sur les tortues dans le bassin versant de la rivière des Outaouais, a répondu aux questions et a même amené des tortues pour que les visiteurs puissent les rencontrer. Déjà, nos nouveaux espaces d’apprentissage et de sciences à la Maison riveraine rassemblent des gens pour apprendre, vivre l’expérience et aider le bassin versant!

Il a été gratifiant de voir tant d’intérêt pour ces espèces à risque. Les populations de tortues d’eau douce diminuent à l’échelle mondiale en raison de la destruction ou de l’altération de l’habitat, de la mortalité routière, du braconnage, des prises accessoires dans les pêches et des espèces envahissantes. Nous sommes heureux de participer à la protection des tortues et d’inciter les autres à faire de même!

Le partenariat entre Garde-rivière des Outaouais et le Projet des tortues de l’Île Pétrie n’est qu’une partie de nos efforts plus vastes pour préserver et protéger les espèces en voie de disparition dans le bassin versant. Un grand nombre de ces espèces, comme l’esturgeon jaune et son partenaire symbiotique, l’obovarie olivâtre, ne peuvent pas être aussi facilement présentées au public – même si elles sont des membres vitaux et fascinants de notre communauté du bassin versant!

L’anguille d’Amérique est une autre espèce en voie de disparition que la Garde-rivière des Outaouais travaille à protéger. Nous avons récemment publié une lettre ouverte à l’intention d’Hydro-Québec, dans laquelle nous leur recommandons fortement d’inclure une passe migratoire à anguille dans le cadre de leur rénovation du barrage de Carillon.

Nous sommes reconnaissants aux responsables du Projet des tortues de l’Île Pétrie de leur partenariat, de leur travail en matière de protection des espèces et de l’occasion de garder les œufs et les tortues fraîchement écloses à la Maison riveraine.

Elles sont peut-être minuscules, mais ces bébés tortues sont de puissants ambassadeurs pour toutes les espèces à risque dans notre bassin versant!

One response to “La prise de relève par les tortues à la Maison riveraine”

  1. Rachelle dit :

    Bravo!