Incidence de l’impôt minimum de remplacement sur les dons de bienfaisance en 2023-2024

Nous sommes reconnaissants à tous ceux qui ont fait ou feront un don à Garde-rivière des Outaouais cette année et l’année prochaine! Afin de vous tenir au courant des taxes qui pourraient avoir une incidence sur votre don, Paul Drouin, ancien membre du cabinet de la campagne de financement de Garde-rivière des Outaouais, a préparé des renseignements que les donateurs de sommes importantes pourraient trouver pertinents.

Par Paul Drouin, ancien membre du cabinet de campagne de financement de Garde-rivière des Outaouais

Introduction

À l’aube de l’année 2024, l’incidence de l’impôt minimum de remplacement (IMR) sur les dons de bienfaisance demeure un sujet d’intérêt et de préoccupation considérable. Ces dernières années, des changements dans la réglementation fiscale ont soulevé des questions sur la manière dont l’IMR affecte les incitations et les motivations qui sous-tendent les dons de bienfaisance.

Contexte

L’impôt minimum de remplacement a été introduit pour la première fois en 1969 afin de s’assurer que les personnes à haut revenu paient un montant minimum d’impôts, même si elles bénéficient de déductions et d’exemptions substantielles. Au fil des ans, l’IMR a fait l’objet de plusieurs révisions, et la Tax Cuts and Jobs Act de 2017 a apporté des changements significatifs au code des impôts, ce qui a eu un impact sur les dons de bienfaisance.

Incidence sur les dons de bienfaisance

L’IMR peut influencer les dons de bienfaisance de plusieurs manières :

  1. Réduction des incitations fiscales : L’une des principales préoccupations concernant l’IMR est qu’il peut réduire les incitations fiscales aux dons de bienfaisance. Dans le cadre du système fiscal traditionnel, les particuliers bénéficient de déductions pour leurs contributions de bienfaisance. Cependant, dans le cadre de l’IMR, ces déductions peuvent être limitées ou supprimées, ce qui réduit les avantages fiscaux liés aux dons à des organismes de bienfaisance.
  2. Comportement des donateurs : L’IMR peut amener les personnes à haut revenu à reconsidérer le calendrier et le montant de leurs contributions de bienfaisance. Par exemple, les donateurs peuvent choisir de « regrouper » leurs dons sur une seule année afin de dépasser le seuil d’exemption de l’IMR, ce qui leur permet de demander des déductions. Cela peut entraîner des fluctuations dans les dons de bienfaisance d’une année à l’autre.
  3. Impact sur les organisations à but non lucratif : Les organisations de bienfaisance ont exprimé leur inquiétude quant à la diminution potentielle des dons due aux modifications de l’IMR. La réduction des incitations fiscales pourrait entraîner une baisse des contributions de bienfaisance, ce qui aurait un impact sur la capacité des organisations de bienfaisance à financer leurs programmes et leurs initiatives.
  4. Se concentrer sur l’impact : Avec les changements apportés par l’IMR, les donateurs pourraient se concentrer davantage sur l’impact de leurs dons plutôt que sur les avantages fiscaux. Cela pourrait les inciter à être plus sélectifs dans leurs dons, en donnant la priorité aux causes qui les passionnent et aux organisations qui font preuve de transparence et d’efficacité.

Solutions potentielles

Pour atténuer l’impact de l’IMR sur les dons de bienfaisance, certaines mesures peuvent être envisagées :

  1. Regroupement des dons de bienfaisance : Les donateurs peuvent planifier leurs dons de bienfaisance de manière à ce qu’ils dépassent le seuil d’exonération de l’IMR au cours de certaines années, ce qui optimise les avantages fiscaux.
  2. Fonds conseillés par le donateur : Les fonds conseillés par les donateurs permettent aux particuliers de « préfinancer » leurs dons de bienfaisance, ce qui leur permet de demander des déductions au cours d’une seule année et de distribuer les fonds à des organisations de bienfaisance au fil du temps.
  3. Planification fiscale : Les personnes à hauts revenus devraient travailler en étroite collaboration avec des conseillers en investissement pour comprendre les implications de l’IMR sur leur situation spécifique et concevoir des stratégies pour optimiser leurs avantages fiscaux tout en soutenant des causes qui leur tiennent à cœur.
  4. Plaidoyer pour des changements de politique : Les organisations à but non lucratif et les associations philanthropiques peuvent plaider en faveur d’une modification de la politique fiscale afin de rétablir ou de renforcer les incitations fiscales en faveur des dons de bienfaisance.

Conclusion

L’impact de l’impôt minimum de remplacement sur les dons de bienfaisance demeure une question complexe en 2023-2024. Bien qu’il puisse réduire les avantages fiscaux immédiats des dons, les particuliers et les organisations peuvent s’adapter en explorant des stratégies alternatives et en se concentrant sur l’impact plus large de leurs efforts philanthropiques. Alors que le paysage de la réglementation fiscale continue d’évoluer, les donateurs et les organisations à but non lucratif devront rester informés et proactifs pour relever ces défis et soutenir les causes qui leur tiennent le plus à cœur.


Cette information a été préparée par Paul Drouin, conseiller principal en gestion de patrimoine pour Votre CFO privé – Gestion Patrimoniale avec iA Gestion privée de patrimoine Inc. www.yourprivatecfo.com Les opinions exprimées dans cet article sont celles du conseiller principal en gestion de patrimoine uniquement et ne reflètent pas nécessairement celles d’iA Gestion privée de patrimoine Inc.

Cet article est une discussion générale sur certaines questions, à titre d’information générale uniquement, et ne doit pas être considéré comme un conseil fiscal, d’investissement ou juridique. Veuillez obtenir des conseils professionnels indépendants, en fonction de votre situation particulière.

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