Science communautaire
Garde-rivière des Outaouais compte sur une incroyable équipe de bénévoles dans le cadre des sciences communautaires, pour recueillir de l’information vitale concernant le bassin versant.
Qu’est-ce que la science communautaire?
Aussi connue sous le nom de science citoyenne, la science communautaire à sa plus simple expression implique l’engagement du public dans des enquêtes scientifiques. Cela peut prendre plusieurs formes, allant de la simple demande au public d’envoyer des observations, à des partenariats approfondis avec des institutions scientifiques et des chercheurs professionnels pour enquêter sur des questions spécifiques avec l’aide de bénévoles.
Garde-rivière des Outaouais plaide depuis longtemps pour une participation accrue du public aux enquêtes scientifiques dans le bassin versant, et pour les avantages de la science communautaire, en étant un pionnier dans son utilisation dans nos travaux scientifiques.
Initiatives de surveillance communautaire
Garde-rivière des Outaouais mène actuellement plusieurs enquêtes sur divers aspects de la santé du bassin versant. Plusieurs de ces études sont liées aux indicateurs identifiés par l’initiative d’Étude et surveillance de la santé du bassin versant, mais d’autres sont des études plus spécifiques qui font appel à des bénévoles pour recueillir des données sur un échantillon beaucoup plus large du bassin versant que nous ne pourrions le faire seuls.
Cliquez sur les autres onglets de ce tableau pour en savoir plus sur chacun de ces programmes, sur les données que nous collectons et sur la manière dont ces bénévoles dévoués nous permettent de découvrir des informations et de surveiller les risques qui pèsent sur notre bassin versant.
Soumission des observations et des résultats :
Nous utilisons une application appelée ArcGIS Survey 123 pour permettre aux scientifiques communautaires de soumettre leurs données et observations. Cette application est disponible dans votre navigateur ou peut être installé sur les téléphones Apple et Google.
Grâce à la photographie, il est possible de suivre facilement l’évolution des conditions environnementales. La technique de la photographie de référence est importante pour de nombreux projets scientifiques communautaires de Garde-rivière des Outaouais.
Veuillez consulter notre guide de surveillance pour savoir comment prendre des images significatives à utiliser dans le cadre de la surveillance communautaire.
Portail des données ouvertes :
Notre portail de données ouvert a été créé pour permettre à chacun d’avoir accès à un large éventail d’informations sur le bassin versant de la rivière des Outaouais. Il s’agit d’une plateforme conçue pour faciliter l’exploration et la découverte des nombreux rapports et données disponibles sur la rivière des Outaouais et ses affluents, provenant de sources très diverses.
Le portail reste un travail en cours, et continuera à être amélioré et développé au fil du temps.
Enjeu :
Les algues contribuent aux écosystèmes à peu près de la même façon que les plantes, comme productrices d’oxygène et sources potentielles de nourriture pour les petits animaux. Toutefois, lorsque les conditions environnementales changent – l’augmentation de la température de l’eau ou un excès de nutriments causé par le ruissellement agricole ou les rejets d’égouts, elles ont tendance à en tirer parti et à proliférer. Cette croissance peut entraîner une surpopulation d’algues (sous forme de « fleur d’eau ») et divers effets néfastes sur l’écosystème, dont la réduction du taux d’oxygène dissous et, chez certaines espèces, la production de toxines. Ces proliférations parfois dangereuses et désagréables peuvent limiter l’accès aux plans d’eau affectés.
Méthode de surveillance :
Les proliférations d’algues sont courantes dans différentes zones du bassin versant de la rivière des Outaouais. Même si l’on connaît les conditions et les environnements (souvent des lacs, baies, étangs et autres plans d’eau à faible débit) favorables à la formation de fleurs d’eau, il demeure toutefois très difficile de prédire où et quand elles surviendront. La surveillance est donc très importante, surtout pour connaître les conditions environnementales qui précèdent et accompagnent la prolifération. Cette surveillance nous permettra d’avoir une meilleure idée de la fréquence et de l’emplacement des proliférations d’algues dans le bassin versant.
Veuillez consulter notre guide de surveillance pour savoir comment distinguer différents types de proliférations d’algues, et les renseignements que vous devrez recueillir pour soumettre une observation.
Participez :
Vous souhaitez participer à notre projet de surveillance des proliférations d’algues? Vous pouvez nous aider à en savoir plus sur les algues dans le bassin versant de deux façons :
- en signalant une prolifération au moyen de notre application de surveillance, ou sur WaterRangers
- en participant à notre initiative de surveillance à long terme.
Si vous souhaitez participer à la surveillance à long terme, veuillez contacter CBM@garderiviere.ca.
Pour en savoir plus :
La prolifération des algues est l’un des 14 indicateurs de la santé des bassins versants de Garde-rivière des Outaouais. Pour en savoir plus sur cet indicateur, cliquez ici. Les données de ce projet de surveillance sont disponibles ici sur le portail de données ouvertes de Garde-rivière des Outaouais.
Enjeu :
Les espèces envahissantes sont des espèces de plantes ou d’animaux qui ne se trouvent naturellement pas où les humains les ont introduites intentionnellement, non intentionnellement ou accidentellement. Les effets et conséquences des espèces envahissantes sur l’environnement sont variables. Bien que certaines d’entre elles arrivent à combler une niche écologique auparavant inoccupée par les espèces indigènes, n’entraînant ainsi pratiquement aucune répercussion, on sait que d’autres espèces supplantent les espèces locales à un tel point qu’elles amenuisent les ressources et transforment des écosystèmes entiers.
Les envahisseurs peuvent apparaître dans un nouveau secteur du bassin versant sans signes avant-coureurs et y proliférer rapidement. Étant donné la multitude de façons dont les espèces envahissantes s’introduisent dans un écosystème et s’y propagent, il peut être assez difficile de détecter leur présence. Même si certaines initiatives ont été mises sur pied pour surveiller les espèces envahissantes, les données disponibles dans le bassin versant sont encore limitées.
Méthode de surveillance :
Les espèces envahissantes sont un indicateur de la santé du bassin versant qui peut être facilement surveillé par les citoyens et citoyennes scientifiques. Notre projet de surveillance communautaire des espèces envahissantes est un appel à tous dans le but de recueillir des observations d’espèces envahissantes dont la présence est connue dans le bassin versant de la rivière des Outaouais. Vos contributions à ce projet nous permettront de mieux suivre la présence des espèces envahissantes dans le bassin versant et d’évaluer leurs effets sur la santé des écosystèmes.
Veuillez consulter notre guide de surveillance pour savoir à quelles espèces nous nous intéressons et comment les bénévoles peuvent soumettre des observations.
Participez :
Participer à notre projet de surveillance communautaire des espèces envahissantes est simple comme bonjour :
- Vous apercevez une espèce envahissante? Prenez une photo!
- Où l’avez-vous vue? Notez les coordonnées GPS
- Soumettez votre observation, accompagnée de votre photo et des coordonnées GPS, au moyen de notre application de surveillance ou en utilisant une des deux applications de science citoyenne reconnues : WaterRangers ou iNaturalist!
Si vous souhaitez participer à la surveillance à long terme, veuillez contacter CBM@garderiviere.ca..
Pour en savoir plus :
Les espèces envahissantes sont l’un des 14 indicateurs de la santé du bassin versant de Garde-rivière des Outaouais. Pour en savoir plus sur cet indicateur, cliquez ici. Les données de ce projet de surveillance sont disponibles ici sur le portail de données ouvertes de Garde-rivière des Outaouais.
Enjeu :
De manière générale, le gel correspond au moment à partir duquel une étendue d’eau est complètement recouverte d’une couche de glace assez épaisse pour pouvoir marcher dessus, tandis que le dégel survient lorsque cette couche de glace disparaît complètement. Connaître la durée de la couche de glace est important pour évaluer l’état de santé du bassin versant, en particulier dans le contexte des changements climatiques, puisque les cycles de gel-dégel sont étroitement liés aux changements de températures de l’air et de l’eau.
Les cycles de gel et de dégel influencent aussi l’apport en nutriments et en sédiments, et servent de signaux biologiques essentiels pour certaines espèces; le gel déclenche des comportements comme l’hibernation (et d’autres comportements semblables) et le dégel entraîne le début de la période du frai ou de la saison de recherche intensive de nourriture.
Malheureusement, il n’existe que peu de données sur les dates de gel et de dégel dans le bassin versant de la rivière des Outaouais, probablement en partie parce qu’elles varient considérablement d’un endroit à l’autre. Dans certains secteurs, la glace prend dès que les températures chutent, alors qu’ailleurs, l’eau ne gèle jamais. À certains endroits encore, l’eau gèle et dégèle à répétition durant l’hiver. Étant donné la superficie du bassin versant, dépassant celle de l’Angleterre, il est difficile d’obtenir un état complet de la situation sans un petit coup de main.
Méthode de surveillance :
Puisque l’apparition et la disparition de la glace s’observent sans équipement spécialisé ni formation particulière, le gel et le dégel pourraient potentiellement être bien documentés grâce à la science participative. Si vous vivez près d’une étendue d’eau (lac, ruisseau, affluent ou section du bras principal) qui se couvre de glace durant l’hiver, contactez-nous! Faites-nous savoir à quelles dates survient le gel à la fin de l’automne ou au début de l’hiver et le dégel au printemps. Pour les secteurs où l’eau gèle et dégèle plusieurs fois avant que la couche de glace s’installe pour de bon, veuillez nous indiquer la date du premier gel et la date où la glace est réapparue pour rester. De la même manière, si l’étendue d’eau que vous observez gèle de nouveau après avoir dégelé une première fois au printemps, veuillez signaler les dates du premier et du dernier dégel.
Veuillez consulter notre guide de surveillance pour surveiller le gel et le dégel et comprendre comment les bénévoles peuvent soumettre des observations.
Participez :
Vous pouvez envoyer des observations à travers notre application de surveillance Survey 123. Lorsque vous soumettez une observation, veuillez indiquer l’emplacement, les coordonnées GPS, une photo et les conditions météorologiques de cette journée, si possible. Nous ajouterons vos observations à notre carte, afin que vous et le reste des responsables du bassin versant puissiez voir comment la couverture de glace change au fil du temps partout sur le bassin versant.
Nous enverrons également vos contributions à IceWatch, une base de données nationale, dont les directives nous ont servi à définir le gel et le dégel.
Si vous vivez près d’une étendue d’eau (lac, cours d’eau, affluent ou section de la tige principale) qui a tendance à geler pendant l’hiver et que vous êtes intéressés à participer à la surveillance à long terme, veuillez communiquer avec CBM@garderiviere.ca.
Pour en savoir plus :
Le gel et le dégel sont l’un des 14 indicateurs de la santé des bassins versants de Garde-rivière des Outaouais. Pour en savoir plus sur cet indicateur, cliquez ici. Les données de ce projet de surveillance sont disponibles ici sur le portail de données ouvertes de Garde-rivière des Outaouais.
Enjeu :
Le phosphore est un nutriment naturellement présent dans l’eau et essentiel à la croissance des plantes et des animaux. Toutefois, des niveaux élevés de phosphore dans l’eau peuvent entraîner l’eutrophisation, c’est-à-dire la croissance excessive d’algues et d’autres plantes aquatiques qui peuvent causer une variété de problèmes environnementaux, comme la diminution des niveaux d’oxygène, la mortalité des poissons et la formation de fleurs d’algues nuisibles.
Le phosphore total est la mesure de toutes les formes de phosphore présentes dans l’eau, y compris les formes dissoutes, particulaires et organiques. Comme indicateur clé de la qualité de l’eau, le phosphore total est souvent utilisé pour évaluer le potentiel d’eutrophisation dans les systèmes d’eau douce. Les niveaux de phosphore total peuvent être affectés par divers facteurs tels que le ruissellement agricole, les rejets d’eaux usées et le ruissellement des eaux pluviales.
Mesurer le phosphore et le phosphore total dans l’eau est un outil important pour comprendre la qualité de l’eau, identifier les sources potentielles de pollution et orienter les mesures de gestion pour protéger la qualité de l’eau dans la rivière.
Méthode de surveillance :
La surveillance du phosphore total dans une rivière consiste à prélever de manière régulière des échantillons d’eau et à les analyser pour déterminer la concentration totale de phosphore. Une fois la concentration totale de phosphore mesurée, on peut la comparer à des normes réglementaires ou à des données historiques pour évaluer la santé de l’écosystème fluvial et identifier les problèmes potentiels qui doivent être réglés.
Il est important de suivre des procédures normalisées pour l’échantillonnage, le transport et l’analyse des échantillons d’eau afin d’assurer des résultats précis et fiables. Veuillez consulter notre guide de surveillance pour savoir où, quand et comment les bénévoles surveillent le phosphore total.
Participez :
Si vous souhaitez participer à la surveillance à long terme, veuillez contacter : CBM@garderiviere.ca.
Pour en savoir plus :
Le phosphore total est l’un des 14 indicateurs de la santé des bassins versants de Garde-rivière des Outaouais. Pour en savoir plus sur cet indicateur, cliquez ici. Les données de ce projet de surveillance sont disponibles ici sur le portail de données ouvertes de Garde-rivière des Outaouais.
Enjeu :
Lorsque le sel de voirie, généralement sous forme de chlorure de sodium (NaCl), pénètre dans l’environnement aquatique, il se dissocie sous forme ionique (Na+ et Cl–). De ces deux ions, le chlorure (Cl–) est le plus dangereux pour les écosystèmes aquatiques et les organismes vivants qui y habitent, en particulier les amphibiens, les poissons et les invertébrés. Une fois dans la colonne d’eau, le chlorure tend à y rester. Il ne se décompose pas et n’est pas facilement absorbé dans les sédiments ou autres surfaces organiques. Il peut donc demeurer en concentration élevée dans l’eau longtemps après son introduction initiale. En raison de sa persistance dans l’environnement aquatique, le chlorure présente une toxicité soit aiguë, soit chronique. Les deux types de toxicité peuvent avoir des effets néfastes sur les organismes aquatiques.
La toxicité aiguë désigne une exposition à court terme à de fortes concentrations de chlorure, généralement associées à un afflux ponctuel de la substance au sein de l’écosystème.
La toxicité chronique désigne une exposition à long terme à des concentrations élevées de chlorure.
Méthode de surveillance :
Les concentrations de chlorure atteignent habituellement leur sommet en hiver, alors que le sel est appliqué sur les routes et les trottoirs. C’est pourquoi les bénévoles de Garde-rivière des Outaouais surveillent les concentrations de chlorure durant la saison froide, dans les ruisseaux à proximité des voies routières. Les échantillons sont prélevés plus particulièrement lorsqu’il y a un redoux occasionnant une fonte de la neige considérable.
Garde-rivière des Outaouais recourt à deux méthodes pour mesurer les concentrations de chlorure dans la région de la capitale nationale. Ainsi, nous prélevons parfois des échantillons d’eau pour les envoyer à un laboratoire partenaire qui en mesure directement les concentrations de chlorure. Nous utilisons également la conductivité, qui nous fournit une indication du total des ions dissous dans l’eau, à partir duquel nous pouvons estimer la teneur en chlorure. En comparant les concentrations de chlorure mesurées en laboratoire à celles obtenues par l’entremise de la conductivité, nous pouvons estimer avec assurance les teneurs en chlorure des autres échantillons d’eau.
Veuillez consulter notre guide de surveillance pour savoir où, quand et comment les bénévoles surveillent les concentrations de chlorure en utilisant la conductivité comme mesure de détection.
Participez :
Si vous souhaitez participer à la surveillance à long terme, veuillez contacter CBM@garderiviere.ca.
Pour en savoir plus :
Vous pouvez en savoir plus sur le projet de surveillance du sel de voirie d’Ottawa en suivant ce lien. Les données de ce projet de surveillance sont disponibles ici sur le portail de données ouvertes de Garde-rivière des Outaouais.
Enjeu :
Pendant les mois d’été, les plages de la rivière peuvent être fermées par le service de santé local, si les conditions de qualité de l’eau posent un risque pour la santé des nageurs. Cependant, les règlements d’une rive à l’autre de la rivière sont très différents. De plus, selon l’endroit où vous vous trouvez dans le bassin hydrographique de la rivière des Outaouais, la fréquence des échantillonnages de qualité de l’eau récréative varie.
Méthode de surveillance :
Pendant les mois d’été, le personnel de Garde-rivière des Outaouais et des bénévoles formés effectuent des prélèvements sur la qualité de l’eau sur des plages moins fréquemment surveillées ou des sites populaires non surveillés.
Des échantillons de qualité de l’eau sont prélevés conformément aux protocoles d’échantillonnage établis par la province. Pour les plages situées en Ontario, chaque jour d’échantillonnage, cinq échantillons de 100 millilitres sont prélevés à des distances uniformément espacées dans la zone de baignade de la plage. Pour les plages situées au Québec, les échantillons sont prélevés selon la méthode « W », selon laquelle les cinq échantillons sont prélevés en formation W dans la zone de baignade le long de la plage.
Après la collecte, les échantillons sont traités et analysés au laboratoire scientifique communautaire de Garde-rivière des Outaouais à l’aide du test Colilert et du système Quanti Tray/2000 de IDEXX. Au moins 24 heures sont nécessaires après le traitement de l’échantillon avant de pouvoir lire les résultats. Une fois disponibles, les résultats sont affichés dans le Swim Guide où ils peuvent être consultés par le site Web et l’application mobile.
Participez :
Si vous êtes intéressée à participer à la surveillance à long terme, veuillez communiquer avec CBM@garderiviere.ca.
Les résultats de notre programme de surveillance de la qualité de l’eau récréative sont mis à la disposition du public dans Swim Guide, dans la région des sites de surveillance de Garde-rivière des Outaouais. Afin de partager ces résultats tout en s’assurant qu’il est clair que Garde-rivière des Outaouais n’a aucun pouvoir sur une plage, les plages surveillées par une autorité officielle sont identifiées selon les « Résultats de surveillance communautaire » dans le nom de la plage.
Remarque : Seuls le ministère local de la Santé et la Ville ont le pouvoir d’ouvrir ou de fermer une plage. Les résultats affichés sur les plages du site de surveillance de Garde-rivière des Outaouais NE DÉTERMINENT PAS si la plage est ouverte ou fermée et sont fournis à titre indicatif de sorte que les plaisanciers puissent prendre des décisions éclairées lorsqu’ils décident de se rendre à une plage.
Pour en savoir plus :
Vous pouvez en apprendre davantage sur le projet de surveillance de la qualité de l’eau récréative de Garde-rivière des Outaouais et sur la façon dont nous publions les résultats sur Swim Guide, en suivant ce lien.