Posted: mars 20, 2023
Étendre la portée de la science : pourquoi la science communautaire est vitale
Le 7 février 2023, Garde-rivière Laura Reinsborough a fait une présentation aux députés qui siègent au Comité permanent de la science et de la recherche, dans laquelle elle a exposé le point de vue relatif à la science communautaire en tant qu’outil vital permettant de mieux comprendre notre monde et de faire participer les collectivités au questionnement scientifique.
Comment peut-on surveiller une zone aussi massive que le bassin versant de la rivière des Outaouais? Avec une superficie supérieure à deux fois la taille du Nouveau-Brunswick, ce n’est pas une mince tâche, même dans les meilleures circonstances; même des institutions scientifiques établies qui font de la recherche auraient besoin d’aide pour étudier une zone aussi vaste. D’où la science communautaire.
Depuis de nombreuses années, Garde-rivière des Outaouais est un promoteur de la science communautaire, également appelée science citoyenne, et mène activement des initiatives de surveillance communautaire fondée sur le travail des bénévoles, et ce, depuis les dix dernières années. Le 7 février 2023, Garde-rivière Laura Reinsborough a eu la chance de militer en faveur de ce type de programme devant le Comité permanent de la science et de la recherche. Avec la mission de mener une étude sur « le rôle et la valeur des scientifiques citoyens et d’élaborer des recommandations sur la façon d’encourager et d’élargir les rôles joués par les scientifiques citoyens », c’est avec un grand enthousiasme que nous avons fait part de notre expérience acquise tout au long d’une dizaine d’années dans ce domaine.

Dans le cadre du travail effectué par Garde-rivière des Outaouais, Laura a présenté de nombreux exemples qui ont approfondi notre compréhension du bassin versant de la rivière des Outaouais, et cela n’aurait pas été possible sans l’appui des participants à la science communautaire. Bon nombre de ceux-ci comprenaient des partenariats avec des institutions scientifiques établies, comme notre collaboration en 2015 avec des scientifiques du Musée canadien de la nature pour élaborer une façon de surveiller la moule zébrée envahissante, et notre étude sur les microplastiques dans les environnements d’eau douce, avec Jesse Vermaire, PhD, à l’Université Carleton, une étude qui a commencé en 2016 et qui s’est poursuivie pendant cinq ans. Cette dernière initiative a constitué le plus grand groupe de scientifiques citoyens au monde pour recueillir des données sur les microplastiques dans un écosystème d’eau douce!
« Les scientifiques citoyens étendent à la fois la portée et les fruits de la science. Les ONG sont des partenaires cruciaux pour ce qui est de veiller à ce que le travail soit mené à bien, et ils ont besoin d’un financement stable à long terme pour réussir. » – Laura Reinsborough
Essentiel à la réussite de ces programmes était le rôle de Garde-rivière des Outaouais qui a rempli son rôle d’intermédiaire à but non lucratif, non gouvernemental et de confiance. Ainsi, Garde-rivière des Outaouais a dressé des liens entre les scientifiques d’une part et les membres de la collectivité prêts à participer aux études, d’autre part. Comme l’a expliqué Laura, « nous sommes le catalyseur qui permet d’assurer une relation cohésive ».

Cependant, les organismes comme le nôtre sont contraints par le financement limité. Du financement stable à long terme pour du travail comme celui-ci pourrait mener à une multitude d’avantages. Ces avantages comprennent l’augmentation des données recueillies sur de grandes superficies géographiques, la stimulation de l’intérêt dans la science et la recherche au sein des collectivités locales, l’atténuation de la fragmentation qui survient souvent dans les environnements à administration partagée et le potentiel de mieux comprendre les préoccupations locales au moyen d’une approche citoyenne relativement à la science.
« Ce travail mérite non seulement d’être valorisé, pour la validité de ses données, mais également de recevoir un soutien financier. » – Laura Rensborough

Travailler avec les scientifiques communautaires renforce non seulement une compréhension mutuelle de notre monde, mais de cette compréhension découle la volonté de protéger. Nous croyons fermement que les gens protègent ce qu’ils ont à cœur et, en apprenant au sujet du monde naturel qui les entoure, les gens répondront à l’appel de guider et de favoriser la santé écologique. Nous sommes impatients de travailler, durant la prochaine décennie, main dans la main avec les scientifiques communautaires et nous espérons qu’un jour ce travail recevra ce dont il a besoin et ce qu’il mérite.
Vous pouvez visionner la présentation complète de Laura ici.
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