Les Jeunes Leaders de l’eau découvrent la science et la conservation

Ces dernières semaines, les Jeunes Leaders de l’eau ont reçu des enseignements sur la pêche, les espèces envahissantes et l’impact humain sur les écosystèmes d’eau douce.

Depuis notre dernière mise à jour, les Jeunes Leaders de l’eau ont poursuivi leurs aventures dans le bassin versant en se plongeant dans la science et la conservation.

Ensemble, ils ont appris à pêcher en compagnie de l’expert pêcheur sportif Ian, aide-enseignant à l’École de la rivière. Par un matin frisquet dans Patterson Creek, Ian leur a montré quelques-unes des meilleurs pratiques de la pêche avec remise à l’eau visant à réduire la mortalité et les blessures pour les poissons.

Les jeunes ont capturé en tout cinq espèces différentes de poisson : du crapet arlequin, du crapet-soleil, du crapet de roche, du méné jaune et de la perchaude. Ian leur a aussi enseigné le comportement des poissons, les règlements de pêche et l’évolution induite par les activités de pêche. Si vous désirez réduire votre impact lorsque vous pêchez, vous pouvez lire quelques-unes des excellentes ressources auxquelles Ian a participé pour le site (en anglais) Keep Fish Wet

Les Jeunes Leaders en ont également appris davantage sur les espèces envahissantes avec Aline Litt, chercheuse au Conseil Canadien sur les Espèces Envahissantes. Aline leur a montré comment identifier quelques-uns des envahisseurs les plus prolifiques et leur a donné des conseils sur la façon d’en réduire la propagation. Bon nombre des espèces envahissantes de l’Ontario sont relâchées dans les Grands Lacs avec l’eau de ballast des grands navires marchands. La moule zébrée n’en est qu’un exemple dont vous avez probablement déjà entendu parler. Mais saviez-vous que, malgré qu’elle soit présente dans plusieurs de ses affluents, la moule zébrée est absente de la rivière des Outaouais? On soupçonne que c’est en raison de la douceur de son eau et de sa faible conteneur en nutriments qui ne parviennent pas à soutenir la croissance rapide de ces moules nuisibles.

Aline a aussi parlé des changements de perspective sur la gestion des espèces envahissantes, y compris l’importance du message. Elle a parlé de la recherche qui démontre que les gens répondent plus efficacement aux messages positifs axés sur les avantages de la biodiversité qu’à ceux qui dénoncent les dommages causés. Les jeunes ont également appris l’importance du savoir et des pratiques autochtones de gestion de la terre qui adoptent souvent une approche relationnelle sur la question des espèces envahissantes. Cette approche se concentre sur le rôle des nouvelles espèces dans l’écosystème et de leur possible utilité. Dans les récentes années on a réhabilité des espèces envahissantes dans des installations d’art fonctionnel, en tant qu’aliments et autres produits.

Pour finir, le groupe a visité le laboratoire de Jesse Vermaire à l’Université Carleton. M. Vermaire étudie l’impact des changements écologiques sur les écosystèmes d’eau douce et il a déjà collaboré avec Garde-rivière des Outaouais à l’étude sur les microplastiques dans la rivière des Outaouais. Vous pouvez lire son article (en anglais) ici et en savoir plus sur les efforts de Garde-rivière et de ses surveillants de rivière dans notre site Web.