Les Jeunes Leaders de l’eau et la justice environnementale

À peine un mois dans le programme et la cohorte 2022 des Jeunes Leaders de l’eau est à l’œuvre pour apprendre sur le terrain du bassin versant les rudiments de la justice environnementale, du développement durable et des relations qu’entretiennent les autochtones avec l’eau et la terre.

En seulement un mois, il s’en est passé des choses depuis notre première réunion!

Pendant ce mois, les jeunes ont abordé les problèmes du bassin versant sous l’angle de la justice environnementale. Ensemble, ils ont étudié les impacts du racisme environnemental sur les autochtones et les minorités, en plus de discuter du concept de développement durable. Bien qu’il soit devenu une expression galvaudée, le développement durable est centré sur la santé de l’environnement tout en assurant l’équité sociale et économique.

C’est dans l’optique du développement durable que les organismes Québec meilleure mine and Eau Secours ont renseigné les Jeunes Leaders de l’eau sur l’industrie minière. L’extraction minière est l’une des industries les plus polluantes au monde, produisant des dizaines et des centaines de tonnes de déchets solides pour chaque tonne de minerai extraite. Les mines peuvent également avoir un impact négatif sur la qualité de l’eau et elles occasionnent le détournement les cours d’eau loin des collectivités environnantes. Malgré leurs avantages économiques, les mines peuvent également nuire à d’autres industries, telles que le tourisme, ainsi qu’aux communautés autochtones. Alors que la demande de minerai augmente à cause de la transition vers des technologies vertes comme les voitures électriques, il est important de considérer comment on pourrait y répondre de façon durable. Dans le bassin versant, la consommation croissante de lithium touche déjà la Première Nation de Long Point, qui s’inquiète des effets de l’exploitation d’une nouvelle mine sur la qualité de l’eau et sur l’accès aux territoires traditionnels de chasse et de pêche.

Les Jeunes Leaders de l’eau ont aussi réfléchi sur l’importance des langues autochtones qui sont au cœur de leurs cultures, de leurs connaissances et de leurs liens avec la terre et l’eau. Avec Mariette Buckshot, coordonnatrice linguistique et culturelle à Kitigan Zibi, ils ont appris quelques mots décrivant l’eau en anishinaabemowin : zìbì (rivière); sàgahigan (lac); pimidjiwan (écoulement); pimàdige (nager). Mariette a généreusement raconté quelques-unes de ses histoires d’eau et décrit comment sa communauté travaille à préserver et à faire évoluer sa langue.

Les jeunes ont également fait leur première visite d’étude à Mud Lake où ils ont procédé à un relevé de nidification des tortues en péril avec le spécialiste des tortues David Seburn de la Fondation canadienne de la faune. Saviez-vous que les huit espèces de tortue vivant en Ontario sont déclarées en péril? Les dangers des sentiers et des routes ainsi que la perte de leur habitat ont grandement diminué leurs populations. En outre, les tortues doivent surmonter bon nombre d’obstacles avant même de pouvoir espérer pondre leurs œufs : les nids sont menacés par les prédateurs ou par la destruction dans les zones de circulation routière. L’excavation et l’incubation des œufs dans les zones à haut risque peut aider à leur donner une chance d’éclore.

Dans les prochaines semaines, restez à l’écoute pour d’autres mises à jour sur les Jeunes Leaders de l’eau et leurs projets d’action communautaire!