Surveillance communautaire des espèces envahissantes

Les espèces envahissantes représentent une menace pour notre bassin versant. Qu’elles soient transportées accidentellement par les navires ou introduites par les adeptes de jardins exotiques, la présence de la majorité des espèces envahissantes dans le bassin versant de la rivière des Outaouais est due à l’activité humaine.

Ce projet de surveillance est lié à un indicateur de notre initiative d’Étude et surveillance de la santé du bassin versant. Pour en savoir plus sur cet indicateur, cliquez ici.

Les effets et conséquences des espèces envahissantes sur l’environnement sont variables. Bien que certaines d’entre elles arrivent à combler une niche écologique auparavant inoccupée par les espèces indigènes, n’entraînant ainsi pratiquement aucune répercussion, on sait que d’autres espèces supplantent les espèces locales à un tel point qu’elles amenuisent les ressources et transforment des écosystèmes entiers.

Les envahisseurs peuvent apparaître dans un nouveau secteur du bassin versant sans signes avant-coureurs et y proliférer rapidement. Étant donné la multitude de façons dont les espèces envahissantes s’introduisent dans un écosystème et s’y propagent, il peut être assez difficile de détecter leur présence. Même si certaines initiatives ont été mises sur pied pour surveiller les espèces envahissantes, les données disponibles dans le bassin versant sont encore limitées.

Les espèces envahissantes sont un indicateur de la santé du bassin versant qui peut être facilement surveillé par les citoyens et citoyennes scientifiques. Notre projet de surveillance communautaire des espèces envahissantes est un appel à tous dans le but de recueillir des observations d’espèces envahissantes dont la présence est connue dans le bassin versant de la rivière des Outaouais. Vos contributions à ce projet nous permettront de mieux suivre la présence des espèces envahissantes dans le bassin versant et d’évaluer leurs effets sur la santé des écosystèmes.

Utilisez notre guide pour identifier les espèces envahissantes communes dans notre bassin versant.

Soummetre une observation :

Participer à notre projet de surveillance communautaire des espèces envahissantes est simple comme bonjour :

  1. Vous apercevez une espèce envahissante? Prenez une photo!
  2. Où l’avez-vous vue? Notez les coordonnées GPS
  3. Soumettez votre observation, accompagnée de votre photo et des coordonnées GPS, en remplissant le formulaire en ligne ou en utilisant une des deux applications de science citoyenne reconnues : WaterRangers et iNaturalist!

Si vous optez pour WaterRangers ou iNaturalist, vous pouvez également rejoindre nos groupes de projet. Nous recevons vos soumissions même si vous ne faites pas partie d’un de nos groupes, mais nous vous encourageons à le faire. Vous avez de la difficulté à rejoindre nos groupes? Communiquez avec nous à CBM@garderiviere.ca et nous vous guiderons.

Étape 1 de 3

Besoin d’un coup de main pour identifier les espèces envahissantes?

Afin de vous aider à reconnaître les espèces envahissantes, Garde-rivière des Outaouais a dressé une courte liste d’espèces envahissantes aquatiques que l’on observe de plus en plus fréquemment dans le bassin versant. Les espèces envahissantes aquatiques représentent une menace particulière puisqu’elles sont facilement transportées par les bateaux et d’autres types d’embarcations, ce qui accentue leur propagation dans le bassin versant. Par exemple, si l’on traverse une zone densément peuplée par une espèce envahissante comme le myriophylle à épis en bateau à moteur, on risque d’accélérer sa propagation en dispersant de petits fragments de plantes qui atteindront de nouveaux espaces.

Gardez l’œil ouvert et tentez de repérer ces espèces lors de vos promenades sur l’eau ou le long de la berge. Consultez également notre guide de navigation écologique pour savoir comment éviter la propagation accidentelle des espèces envahissantes lors de vos activités de plaisance.

  • Moule zébrée
  • Salicaire pourpre
  • Myriophylle à épis
  • Hydrocharide grenouillette
  • Gobie à taches noires
  • Écrevisse américaine
  • Renouée du Japon
  • Cladocère épineux
  • Phragmites envahissants
  • Châtaigne d’eau
  • Iris des marais
  • Laitue d’eau
  • Balsamine de l’Himalaya 
  • Faux-nymphéa pelté
  • Butome à ombelle

Saviez-vous que certaines espèces envahissantes peuvent être nocives pour les humains comme pour l’environnement? Certaines espèces comme la berce du Caucase et le panais sauvage produisent une sève toxique, qui peut causer des dermatites et des brûlures au contact de la peau.

Les espèces qui vivent dans notre bassin versant sont tellement nombreuses qu’il est parfois difficile de savoir lesquelles sont réellement des envahisseurs. Heureusement, Garde-rivière des Outaouais n’est pas le seul regroupement qui souhaite suivre la progression des espèces envahissantes.

Par exemple, le site web du Programme de sensibilisation aux espèces envahissantes de l’Ontario est une excellente ressource. Géré par la Ontario Federation of Anglers and Hunters, en partenariat avec le ministère de l’Environnement de l’Ontario, le Programme de sensibilisation aux espèces envahissantes de l’Ontario tente de trouver des solutions au problème grandissant des espèces envahissantes en Ontario à l’aide de l’éducation et de la sensibilisation. Voici quelques ressources offertes par le programme :

De manière similaire, au Québec, le Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes (CQEEE) fournit des ressources pour aider à identifier les espèces envahissantes dont la présence est connue au Québec, ainsi que des renseignements sur la réglementation entourant leur gestion.

L’application Sentinelle du ministère de l’Environnement du Québec (accessible sous forme d’application mobile ou sur le web) fournit une description des espèces envahissantes que l’on retrouve communément au Québec.

Que faut-il faire lorsqu’on trouve une espèce envahissante?

Puisqu’elle ne devrait initialement pas se trouver dans le bassin versant, vous vous demandez peut-être si vous devriez enlever une espèce envahissante lorsque vous en apercevez une lors de vos activités de surveillance. La réponse est oui, mais il y a quelques considérations à prendre :

Tout d’abord, votre santé et votre sécurité sont la priorité. Certaines espèces de plantes envahissantes comme le panais sauvage et la berce du Caucase produisent une sève toxique qui peut provoquer des brûlures douloureuses au contact de la peau. Plus gravement, certaines expositions à la sève de la berce du Caucase peuvent mener à des affections dermatologiques à long terme. Afin d’éviter les blessures, il vaut mieux ne pas toucher à ces espèces sans l’équipement de protection adéquat. Vous pouvez également signaler vos observations aux autorités locales, lesquelles sont souvent dotées d’un programme de contrôle de ces espèces.

Ensuite, étant donné que de nombreuses espèces se propagent facilement à partir de petits fragments, si vous tentez de vous débarrasser d’une plante envahissante, assurez-vous de retirer toute la plante, y compris les racines. De plus, il faut vous assurer de jeter toute matière végétale à la poubelle plutôt que dans le bac de compost ou avec les autres déchets de jardin, car elle risque de se propager encore davantage.

Enfin, en Ontario, il existe des règlements concernant le retrait de matières végétales sur les berges de la rivière des Outaouais. Dans la plupart des cas, aucun permis n’est nécessaire pour retirer une espèce envahissante. Pour en savoir plus sur les espèces qu’il est possible de retirer sans permis et des conseils sur la manière de procéder, veuillez consulter le site web du ministère des Ressources naturelles de l’Ontario. Aucun permis n’est nécessaire pour l’élimination des espèces envahissantes riveraines au Québec.

Vous souhaitez vous impliquer davantage?

Si vous souhaitez mettre la main à la pâte, vous pouvez nous aider à surveiller la moule zébrée et les espèces envahissantes d’escargots en participant à notre projet de surveillance de la moule zébrée. Pour participer, vous devez avoir accès régulièrement à un cours d’eau ou à un quai de juillet à septembre. Pour en savoir plus ou pour participer au projet, veuillez nous écrire à CBM@garderiviere.ca avec l’objet : «Surveillance de la moule zébrée».